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      Ulysse

Montgomery Clift 1 

kranzler

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 13:45
platre
Je pourrais commencer comme ça, en disant qu’il est midi et que je suis coincé au lit avec une saleté d’entorse. A côté du plumard, une pile de bouquins sur une table de chevet en verre. Si on n’y fait pas attention, la poussière se voit terriblement sur le verre - mais ça va encore pour le moment. Les béquilles sont à portée de main, toutes neuves, d’un rouge vaguement cardinal. Tout en écoutant les programmes culturels de Radio Berlin Brandenburg je regarde par la baie vitrée : mes rhododendrons font une triste gueule et dehors voilà maintenant presque deux mois que les trottoirs sont gelés.
 

       jurassic park tyranosaurus rex jeff goldblum
Je pourrais aussi commencer autrement, en disant que c’est à cause de Joséphine ma tortue que je me suis viandé sur le trottoir samedi matin. Je ne l’accuse pas, elle un inoffensif et délicat reptile, qu’on soit bien clair, mais il y a quand même bien un lien de causalité. Joséphine vit dans un terrarrium éclairé par une ampoule  «lumière du jour». Sans ce type d’éclairage elle ne pourrait pas fixer le calcium. En général j’ai toujours une ampoule d’avance mais il arrive aussi que je sois par trop négligent. Des circonstances atténuantes ? Oui : le magasin où je m’approvisionne est loin de chez moi, loin de mon travail, Berlin est huit fois plus grand que Paris et je ne veux pas aller acheter ailleurs parce que quand je trouve un commerçant compétent et aimable je ne vois a priori aucune raison de ne pas lui être fidèle.

 
       pénélope
Une troisième variante visant à introduire ma malchance consisterait à expliquer que je ne supporte pas la vue des salopes et que c’est en ce moment le festival de Cinéma à Berlin. L’Oréal fait partie des plus gros sponsors de la manifestation et les affiches dégoulinent littéralement des murs. Qu’on se comprenne bien : je parle ici d’affiches géantes, assez balaises pour couvrir toute la hauteur d’une tour moderne de trente étages. Ma définition du mot salope ? Là je réponds que je vous la donnerai un autre jour, si ca vous fait rien. On ne va pas chipoter, hein : une salope, tout le monde sait à peu près ce que c’est. Dans le cas présent, une salope c’est une actrice qui s’adresse à une consommatrice lambda un peu fauchée en lui disant qu’elle aussi pourra avoir l’air d’une star si elle se truelle  le faciès avec des produits de supermarché.

haus vaterland zeppelin 500

Un quatrième angle d’attaque ? C’est possible. Pour ça, il faut que je parle un peu de la Potsdamer Platz, qui est une place ici. «Le carrefour le plus vivant d’Europe», comme précisaient fièrement les guides touristiques jusqu’au milieu des années trente. Moi, je ne l’ai jamais connue sous cet aspect qui m’aurait certainement vachement plu. Tout ce que je peux dire, c’est que lorsque je l’ai vue pour la toute première fois j’avais vingt ans et il faisait un froid de canard. Il y avait eu la guerre, et tout ce qui restait c’était une étendue désertique grande comme dix terrains de football. De la terre grise, de l’herbe, des lièvres, et personne ne pouvait y aller parce que c’était derrière le mur : une sorte d’immense cimetière sans tombes. Des hectares de désolation survolés par les corbeaux puants. En même temps, moi je n’ai jamais trouvé que c’était un vide tellement hideux. Une cicatrice de guerre, c’est un truc moche qui peut foutre le bourdon mais qui a du sens. Aujourd’hui, les guides touristiques reparlent de la Potsdamer Platz comme ils en parlaient autrefois. Qualifiée durant durant les années 90 de plus grand chantier d’Europe, la place serait redevenue ce qu’elle était auparavant. Moi, c’est justement aujourd’hui qu’elle me fout le moral en l’air, et le pire est que ces pauvres allemands ne sont pas même foutus de voir la laideur lorsqu’elle est pourtant flagrante. A partir du moment où on leur dit qu’il faut en être fier...
 
potsdamerplatz DW W 460588g
 
Ce long préambule pour arriver au fait que samedi matin je suis donc allé acheter l’ampoule pour ma tortue, dans un état de fraîcheur relative car je suis quelqu’un qui travaille la nuit. Sur le trajet du retour, c’est justement à Potsdamer Platz que j’ai dû prendre ma correspondance entre la ligne 2 du métro et la ligne 25 du S. Bahn. De la sortie de la première à l’entrée de la seconde, il y environ deux cents mètres. Non pas deux cents mètres de couloirs souterrains mais deux cents mètres de bitume - plus précisément, de bitume glacé. J’ai serré les dents. Je voulais faire celui qui ne voit rien. Je n’ai a priori rien contre les gratte-ciels, saufs que ceux qu’on a construits là me semblent particulièrement improbables et disgrâcieux. Je pensais surtout à la neige, à la neige grise transformée en glace et qui encombre dangereusement les trottoirs de Berlin chaque hiver rude depuis que le Sénat n’a plus de pognon pour payer des balayeurs. Sur l’une des tours, la tour Kaulhoff je crois, le publicité pour la star des laques s’étalait sur une hauteur de trente étages. Je ne sais pas ce que j’ai trouvé le plus ridicule : ou le chignon de Pénélope Cruz (hauteur huit mètres à vue de nez),ou la bouche de Pénélope Cruz (couleur framboise écrasée). Ce que suis certain d’avoir pensé, c’était qu’il était inutile d’avoir cassé le mur de Berlin pour mettre à la place une salope de soixante mètres de haut. Je peux bien l’avouer : j’ai clairement murmuré, en me parlant à moi-même : connerie de laque et connasse d’actrice. Et c’est précisément à ce moment-là, puni comme un vaurien par je ne sais quelle obscure puissance, que je me suis étalé sur le trottoir. Depuis, j’envisage sérieusement de lancer une pétition visant à limiter la hauteur des salopes dans les lieux publics. 
Doris-Day-and-rock-Hudson-doris-day-5272585-737-570
Pour une fois, à titre exceptionnel, je m'abstiendrai ici de conclure en usant des railleries habituelles au sujet de la pauvre Doris Day.
      
Par Kranzler - Publié dans : The Kranzler Perspective
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 21:24
Jayne Mansfield et Sophia Loren 2

Les siècles passeront, nous le savons, sans rien pouvoir atténuer de leurs terrifiants  pouvoirs. Offrant à nos yeux ébahis la menace de leurs savants rictus, nous écœurant du spectacle de leurs visions horrifiées, les gargouilles n’ont  pas fini de nous étonner. Nous disparaitrons, certes. Mais elles, imperturbables, continueront d’interroger ceux qui nous suivent sur l’abomination de la consternation.

Par Kranzler - Publié dans : fatras
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 13:06
Kopie von village of damned poster 01

«Vous comprendrez que j’ai été surprise, docteur. Un enfant si doux et si précoce. Qui ne pose jamais le moindre problème. Lire un album entier de Sylvain et Sylvette, ce n’est pas rien à trois ans. Et juste avant l’incident, il lisait encore les aventures de «Caramel le petit chat vaniteux», qui lui plaisent beaucoup. Alors je ne comprends pas. Non, vraiment pas. Je ne peux que vous répéter ce que je vous ai dit hier au téléphone, à savoir que juste au moment où nous approchions de l’église j’ai senti une violente crispation dans sa main. Puis, subitement, il s’est mis à pousser des hurlements. Je n’ai rien pu faire pour le ramener à la raison. C’était la communion de ses grands frères, et il fallait bien y entrer, dans l’église. Sauf qu’il n’a pas voulu. Il regardait la grande porte au haut des marches, comme tétanisé et ses yeux étaient révulsés. Je n’ai rien pu faire non plus lorsqu’il s’est mis à se rouler par terre. Alors nous avons fait demi-tour, et curieusement, larmes et tremblements convulsifs ont instantanément cessé. Mais la communion, il fallait bien que j’y assiste. Alors j’ai aussitôt pensé à nos voisins, un couple charmant de personnes âgées, et ils ont été positivement ravis d’avoir la garde du petit pendant une heure. Tout cela pour en arriver à ma question, docteur. Est-il préférable d'attendre encore un peu avant d'aller consulter un exorciste ?»

Témoignage de Madame L. Kranzler dans «Autisme précoce, possesssion et exorcisme chez l’enfant de moins de quatre ans», Abraham D. Sapirstein, Dunwich University Press 1966. 

ruth

De gauche à droite sur la photo : mes parents, les voisins gentils, et l'autre monsieur je sais pas.

village damnes 60 11

Une photo de moi sur laquelle on voit bien ma petite coquetterie occulaire.

rebecca

Une autre photo de papa et maman, la même année, prise  un jour où j'ai encore trouver le moyen de faire des pitreries. C'est la première fois que je découche, alors ils se font du mourron. Je suis dans une grande maison blanche où on m'a mis un tuyau dans la bouche pour que je vomis parce que j'ai mangé les bonbons du garage, ceux dans le tube avec une souris assassinée dessinée dessus. Je m'ai plus jamais suicidé après mais, devenu adulte, je n'ai jamais vraiment perdu pour autant l'habitude de mettre un peu tout et parfois franchement n'importe quoi dans ma bouche. Et je reste toujours dans l'incapacité d'expliquer pourquoi Doris Day me sort à ce point par les yeux.
  DorisDayMake-over
Par Kranzler - Publié dans : The Kranzler Perspective
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 00:00
loren

"... et puis à cause des bouffées de chaleur je suis obligée de porter des grands chapeaux qui protègent efficacement du soleil. Le reste, je crois que ça va globalement, même si en même temps ça ne s’améliore pas - ce qui est normal, me diras-tu. Je ne sais pas si ça te fait ça à toi, mais moi il y a des semaines où j’ai beaucoup de problèmes pour aller et des jours entiers où je reste sans pouvoir faire, et les tisanes je trouve que c’est tout bonnement de la foutaise. Forcément, avec ça, je suis comme qui dirait un peu encombrée, dautant plus qu’avec mon hypertension je prends de l’Atacand, qui n’arrange pas non plus de ce côté-lá, alors c'est un peu ennuyeux. Non, pas d’autre problème de circulation. Par contre, quand on m’a récemment demandé de poser pour le calendrier Pirelli, je me suis fait enlever la varice que j’avais sur la jambe gauche et qui me faisait comme une boursouflure pas très jolie qui se serait vue même retouchée quinze fois. L’opération ? On ne sent presque rien, ça ne laisse pas de trace mais le lendemain  il faut marcher tout le temps et pas rester une seule seconde sur place. C’est fou que ça m’a donné la gigote. Mais au moins, contrairement à Liz Taylor, moi je je ne suis pas en fauteuil roulant. Toi, solide comme tu es, je ne te demande pas comment tu vas."
Par Kranzler - Publié dans : Les filles qui...
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 11:51
doris yellow

Mais qui donc est Kranzler, êtes vous déjà plusieurs centaines à vous poser la question. Quel homme se cache derrière ce nom de plume à la dure sonorité germanique ? Quelles sont ses blessures secrètes, ses joies quotidiennes, dans quel restaurant ou glauque lieu de perdition faut-il sortir le soir pour avoir une chance de le rencontrer ?

Voici enfin dès aujourd’hui la rubrique qui répondra à toutes vos interrogations. Une véritable mine de renseignements agrémentés de jolies images spécialement choisies pour toi et que tu peux découper. Dans le fond, c’est pas que je tienne tant que ça à raconter des salades mais aujourd’hui je m’emmerdais un peu et la neige qui ne fond pas depuis maintenant six longues semaines engourdit mes neurones. Enfin si, elle fond un peu depuis deux jours - avant de regeler complètement la nuit - ce qui fait que dehors c’est d’un gris profond, dégueulasse et dangereux. Maintenant, passons directement au coeur de notre sujet.


lauren20bacall2

J'ai moi aussi trois chiens, mais à la différence de Madame Bogart je ne porte jamais de rouge. Le noir me va très bien, le beige aussi, mais dans l'absolu ma couleur préféré est le jaune. Vous aimez la mode ? Lisez vite ce qui suit.


debardeur.jpg

Adolescent, j'ai porté le même débardeur que le regretté Rock Hudson, mais contrairement à lui j’ai réalisé très tôt l’aberration que constitue le port du jaquard.
 
rock-hudson

Deux autres différences avec le sympathique intérprète de Pillow Talk : je n'utilise jamais d'appareil électrique dans une baignoire et je suis allergique au téléphone. Ainsi qu'à la plupart des chansons de Claude Francois.

       photo-degaulle-tele-f.jpg

Je suis né le vingt-huitième jour du mois le plus court de l’année en 1962. Il y a maintenant 48 ans que je ne suis toujours pas de psychanalyse et je ne pense pas sérieusement y recourir. Toutefois, je ne n’ignore pas de quelles révélations captivantes ce choix arbitraire me prive. Il serait certainement intéressant de savoir pourquoi le général de Gaulle inspirait une peur irraisonnée à l’enfant que j’ai été. Et que dire du plaisir intellectuel que j’éprouverais en apprenant pour quelle raison je ne peux supporter ni Doris Day ni Isabelle Adjani. 
 doris blues

Un traumatisme inexpliqué : Doris Day, ici dans une robe pouvant être qualifiée de bleu myosotis. Un autre traumatisme, totalement expliqué celui-là : voir

 
Par Kranzler - Publié dans : The Kranzler Perspective
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 08:57
slika3 5 show

Tu sais ma Lizou, des fois je trouve que le Four Roses c’est à peine mieux que l’ammoniac et le Daniels pas franchement pire que le désherbant. Je bois comme une saleté de trou et d’ailleurs peut-être que le trou n’est pas loin - sans compter que certains jours ma pauvre cervelle n’est qu’un gouffre merdique dépourvu de saveur. Et tu sais quoi, aussi, tant qu'on y est ? Quand je suis assez imbibé, je m’effondre dans n’importe quelle bagnole, comme une loque vaguement présentable, et je rêve des conneries de rêves qui font mal. Je rêve de n’importe quel garçon aux yeux verts qui serait assez fou pour accepter que je ne sois qu’une verrue. Je rêve aussi de cette pourriture de futur dans lequel je ne t’accompagnerai sans doute plus très longtemps, parce que c’est comme ça, parce que les choses sont moches. Je voudrais pas, mais je rêve qu’un jour je ne serai plus là pour m’avachir sur ta douce et bienveillante épaule. Longtemps après, moi devenu un sac d'os, tu seras une veuve multi-divorcée, un iguane grincheux sur un fauteuil grinçant. Toutes ces années que tu auras passées sans moi, ma pauvre, ma chère et tendre pouffiasse. Et le pire, écoute bien : vieille, tu n’auras plus le droit que de boire un verre de quintonine - le dimanche midi, une semaine sur deux. C'est tuant, non, la quintonine ?

Par Kranzler - Publié dans : Les filles qui...
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 08:30

monty

Si le garçon arrive, tu n’auras qu’à lui dire une bouteille de Jack Daniels sur mon compte. Une seule, comme ça on ne finira peut-être pas déchirés comme hier soir. Et si je peux me permettre, avant d’aller remonter ma bretelle de soutien-gorge qui vrille grave, je te redis que là tu me sembles encore parti pour déchirer du drap. Viser pleine boule, ça ne paie pas forcément. Moi, ce que je vois, c’est que tu vas frapper sous la ligne, ce qui va te donner trop de rétro. Et puis pour la quantité de bande, je doute également très fort. Tu verras, ça va te  pourrir ta trajectoire parce que ton angle d’incidence n’est pas assez élevé. Plusieurs bandes successives, c’est comme ça que ça marche. Crois-en une experte comme moi. Le coup de queue est primordial : trop sec, ça va saccager ton rendement entre effet imprimé et vitesse.  Un coup pénétrant, il n’y a que ça pour donner un bon éclatement. Mais je me doute que tu le sais déjà, mon Ange.

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 00:35

streisand


Ceci  est  pour Lancelot,

Berlin, le 1er février 2010

Cher Lancelot,

Ainsi que tu me l'as suggéré, je prends subitement conscience que lorsque je prétends que « pour Barbra Streisand c’est irrattrapable depuis toujours », il serait plus adroit de me part de  fournir des éléments à charge susceptibles  d’étayer ma prise de position. Je t’invite donc à constater par toi-mme sur cette pièce à conviction, en me dispensant de tout commentaire désobligeant – ou superflu, puisque c'est bien à une pure évidence que nous sommes confrontés ici.

Le plus amusant, sur ce cliché pris lors d’une présentation de haute couture, est l’expression de mansuétude et d’ironie contenue qui se lit aisément  sur le visage de Marlène Dietrich : ai-je jamais vu quelque chose de plus navrant, semble-t-elle penser en se retenant de sourire trop ouvertement. Reconnais-le  toi-mme, je te prie : notre woman in love est ici  limite Médrano, et tout le monde ne peut pas porter la panthère comme Ertha Kitt. Cela se saurait.


 Te renouvelant encore une fois ici toute mon affection, j'espère que ces quelques éclaircissements, qui me semblaient nécessaires, ne sauront me valoir de ta part une rancune qui serait imméritée. K.

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 22:20
tout-sur-ma-mere-1999-06-g.jpg

Non, justement.  L’erreur que tout le monde fait, c’est de penser que le maquillage sert à rendre les actrices plus belles. C’est bien davantage une question technique : un visage non maquillé, ça ne prend pas assez là lumière pour tre convenablement vu, tu me suis ? La beauté vient en second lieu, et alors là, ça dépend de chacune. Streisand, par exemple, c’est irrattrapable et ça l’a d’ailleurs toujours été. Pour d’autres, il y des crèmes qui arrangent bien des choses. Attention, hein : je ne parle pas de miracles. La transformation n’est jamais totale. Les cosmétiques gomment tout sauf la vulgarité et la btise. C’est pour ça que Joan Collins aura toujours l’air d’une chaudasse. Ensuite, c’est une question de choix, de marques et de positionnement. Pour les actrices  cheap, L’Oréal est bien suffisant. Estée Lauder, c’est un peu mieux que cheap : très bien par exemple pour des filles un peu fades dans le genre Gwyneth Paltrow – et de toute façon, sur elle, on ne regarde que les godasses. Un peu mieux que mieux que cheap , mais à peine, il y a Lancôme , encore que, sérieusement,  qui voudrait ressembler à Binoche et pourquoi  ? Dior, évidemment  réservé aux salopes de la grande école et là, à part Uma Thurman je ne donne pas de nom. Et puis, il y a les actrices françaises qui ont débuté leur carrière dans les années 80-90, et elles, je veux bien leur refiler tous mes échantillons.

Par Kranzler - Publié dans : Les filles qui...
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 00:36
rushmore

- Déjà, j’aurais dû m’écouter. En principe, j’évite toujours les lieux touristiques.

- Il faut dire qu’on n’y mange pas toujours très bien. Et en pleine saison, c’est souvent hors de prix.

- Vous avez raison. Sans compter qu’il faut s’armer de patience pour tre servi, par du personnel d’ailleurs pas forcément aimable, qui plus est.

- L’hygiène aussi laisse parfois à désirer. Vous savez que ce n’est pas si rare que ça, des toilettes douteuses dans un grand restaurant ?

- Je sais bien.  Et pour nous, les femmes, c’est encore plus ennuyeux.

- Ca peut l’tre aussi pour nous. Tenez, moi, je ne digère pas le chou et la ratatouille me donne la diarrhée.

- Ha bon ? Ca ne se mange pourtant pas à la mme saison. Le chou est plutôt un légume d’hiver, enfin je crois.

- Je disais ça comme je dirais autre chose, pour meubler.

- Moi aussi je meuble. J’essaie d’oublier que les Lucky Strike sont dans le fond du sac à main et que mes nerfs supporteraient largement un verre, mệme un verre de n'importe quoi. Et que j’ai fait tomber la deuxième godasse il y une seconde. Ce qui ne m'avantage pas car pieds nus, voyez-vous, je fais un peu tassée. Ca me désole, en temps ordinaire. Mais là je m’en fous un peu parce qu’en me rétamant en bas je vais faire encore faire un peu plus tassée. Les talons, ça compte beaucoup dans une silhouette. Il faut savoir se regarder pour savoir tricher là où il faut tricher. Et il faut savoir aussi ne pas se  plaindre pour un oui ou pour un non, parce que – mais ne le répétez pas, hein – la vraie malchance, ce serait  de ressembler à un camion, ou pire d’tre foutue comme Doris Day. Il y quand mệme des limites, non  ?

Par Kranzler - Publié dans : Les filles qui...
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