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Montgomery Clift 1 

Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 06:48

D’abord, en tout premier lieu, changer d’identité. Faire comme si je m’appelais Jean-Jacques, me mettre dans sa peau et prendre son apparence, après tout des fois il me prête sa voiture et vis versa, ça ne pose jamais de problème, c’est même comme ça depuis des années, Jean-Jacques est mon seul vrai ami, ma doublure, la principale différence entre lui et moi étant qu’il aime les femmes.

Ça ne pose aucun problème. Ça n’en a posé qu’un toute petit, une fois. Et là je veux parler du soir où nous l’avons fait - à son initiative, pas la mienne. Il m’avait toujours dit qu’un jour il essaierait, pour voir, et que, tant qu’à faire, ce serait avec moi histoire de ne pas trop mal tomber. Je pensais bien sûr qu’il déconnait, Jean Jacques est quelqu’un qui pratique un humour à froid. Mais non, il était très sérieux.

Si c’était bon ? Franchement, oui, et volontairement je n’en dis pas plus. Après on est resté plus de trois mois sans se voir. Il m’a dit qu’il sentait le risque de basculer de l’autre côté, et que ça, ça n’était pas prévu, pas inscrit sur son plan de vol. Il ne voulait pas être détourné de sa vocation de séducteur, et depuis on n’en parle plus.

Je l’ai appelé hier et je lui ai dit Jean-Jacques, je voudrais me mettre à ta place. Juste deux heures. Le temps d’écrire un truc. Tu sais, ta soirée à Londres. Je voudrais faire comme si ça m’était arrivé à moi, parce que, sincèrement, sur ce coup-là je suis vert de jalousie. Je voudrais voir, pour une fois. Et, évidemment, il m’a répondu bien sûr, vas-y. Alors voilà, c’est parti. Le temps de passer une ligne, je me transforme en Jean-Jacques.

Londres. Je suis à Londres. Invité dans cette ville parce que je suis un homme qui en connaît un rayon. Si vous voulez tout savoir je travaille dans l’uranium. Mais c’est tout ce que vous saurez. Je n’ai pas le droit d’en dire plus. Tenu au secret, clause de confidentialité. Mon contrat de travail stipule que si j’étais marié je serais dans l’obligation de raconter des bobards à ma femme pour ne pas dévoiler la nature exacte de mes travaux. Ce n’est donc pas à elle que je mens, puisque je suis célibataire.

Je raconte des salades aux filles que je drague. Comme je n’aime pas me répéter, je m’oblige à varier à chaque fois. Je ne dis rien de précis. Je brode. Je m’arrange toujours pour rester dans le vague. Des allusions. Des généralités. Quand je suis à court d’arguments, je dis que je suis dans l’énergie. Mais ça me fatigue. Les filles veulent toujours savoir ce vous faîtes. Précisément. Elles vous regardent d’un air très spécial, ça s’appelle faire plus ample connaissance, et elles finissent toujours par lâcher la question qui tue : Et vous êtes dans quoi ? La dernière fois, j’ai balancé comme ça que j’étais radioactif. Vous n’allez jamais me croire, mais la fille a cru que j’étais sur Skyrock. Je n’ai pas souhaité aller au-delà du deuxième verre.

Bon, allez, pour une fois, je vais cracher le morceau. Je suis savant atomiste. Je suis ici, à Londres, pour rencontrer des gens qui comme moi, sont spécialistes de l’uranium 235. La bombe, c’est nous. Je ne souris pas beaucoup parce que je fais un métier terrifiant. Je travaille dans la dissuasion. Chez moi, tout est dans la concentration. Pas le droit d’avoir les doigts qui tremblent.

Je ne souris pas, mais je suis un homme qui plaît aux femmes. A une certaine époque j’ai fait du sport à outrance, et ça se voit. J’en fais moins, aujourd’hui, parce que je me suis bousillé le dos et flingué les genoux. Mais je tiens toujours la forme. A quarante et quelques piges, je suis vaguement heureux de ne pas être une sorte de vieux déchet.

On a eu trois jours de réunion archi-confidentielle, j’ai une chambre potable au Bloomsbury Hotel, et ce soir je suis de sortie. J’ai plus ou moins sympathisé avec un autre savant dont le prénom est Paul, il a la trentaine, une bonne tête. Il y a un cocktail chez ses parents. Un cocktail suivi d’un dîner et il vient juste de leur téléphoner pour leur demander de rajouter un couvert. En prime, qu’il m’a dit, il me réserve une petite surprise.

Déjà une trois quarts d’heure qu’on est là. Il m’a présenté à des gens, environ deux douzaines, la crème de la crème de la meilleure société de Londres mais pour moi ce n’est qu’un détail, j’ai serré ces mains-là sans plus d’enthousiasme que si je vidais un poulet. J’ai réussi à sourire une fois, quand Paul m’a présenté comme un collègue à lui. Un financier spécialiste des placements à longs et moyens termes. J’ai souri, mais j’espère qu’on ne me demandera aucun conseil, aucun avis.

Non, on ne me demande rien. D’ailleurs, personne n’a l’air de faire attention à moi, et c’est très bien comme ça. Je perçois dans l’assistance une discrète attention. Des chuchotements d’impatience. Les gens parlent à voix basse en regardant vers l’entrée. Non, Elle n’est toujours pas arrivée. Oui, il est absolument prévu qu’Elle vienne. Elle est simplement retardée. Elle. Qui ça, elle ? Paul me répond qu’il s’agit de sa fameuse petite surprise, et qu’il me la présentera en personne. Dans la vie, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait me surprendre. Peut-être quelque chose qui serait mille fois plus puissant que l’énergie de dix bombes H. Ce truc, ce serait un morceau de soleil qui tombe sur la terre en faisant crac.

Et là voilà. Tous les visages convergent vers elle. Sauf le mien, puisque j’entends rester un professionnel du non – étonnement. Grande, j’avais entendu dire qu’elle l’était. Et elle l’est. Un mètre quatre-vingts. Plus les talons. Une démarche époustouflante, élancée et sans manières. Elle est vêtue très simplement parce que c’est le genre de femme à qui le moindre machin va bien. Une espèce de petite robe noire froissée, très peu de maquillage. L’air faussement embêté et confus d’une dame qui est désolée d’arriver en retard, mais qui l’a fait exprès pour ménager ses effets. Elle sait y faire. A peine entrée, elle distribue des signes de tête et des éclaboussures de sourire à qui en veut. Puis, visiblement, il y quelqu’un qu’elle reconnaît et vers qui elle avance à grands pas. Ce quelqu’un, ce n’est autre que Paul, à côté de qui je me trouve. Il est le premier qu’elle vient saluer. C’est évident qu’ils se connaissent plus que bien, depuis longtemps même. Je ne pense pas que ce soit une truqueuse. Puis, le plus simplement du monde, Paul se tourne vers moi et, alors que je m’efforce de ne pas être éclaboussé, il me dit :


- Jean-Jacques, je te présente Sigourney Weaver. Elle me connaît depuis que je suis tout petit.

Un peu plus tard dans la soirée, vers la troisième ou la quatrième coupe de Champagne, là voilà qui arrive vers moi. Seule. Je ne suis pas vraiment étonné. J’ai bien vu comment elle me regardait. Elle a une façon de fendre la foule très posée, très intéressante, comme si les gens s’écartaient d’eux-mêmes, docilement, et maintenant ils semblent comprendre qu’ils doivent nous laisser en tête à tête, parce que nous devons bavarder. Je ne suis pas seulement radioactif, j’ai aussi une certaine dose de magnétisme, et je me garde bien de remarquer le petit soupir de soulagement qu’elle pousse en s’asseyant à côté de moi. Elle a réellement des jambes démesurées, et exquises. Son cou, aussi, est très bien.

- C’est pas toujours facile, qu’elle fait comme ça. On est toujours un peu obligé d’aller vers les gens. On se distribue et on s’éparpille.
- Je vois ça, je réponds d’un air très sobre. Dîtes donc, tout le monde a l’air de vous connaître ici. Excusez ma question, mais vous êtes … connue ?

- Attendez, vous voulez êtes en train de me dire que … Je voudrais pas être arrogante, et d’ailleurs je ne le suis pas. Mais, oui, il se trouve que je suis … connue. Célèbre, même. On peut dire les choses de cette façon.
- Ah bon. C’est comment votre nom, déjà ?

- Sigourney Weaver. Sigourney, ce n’est pas mon vrai prénom. C’est celui d’un personnage secondaire dans Gatsby le Magnifique. La tante de la joueuse de tennis. Vous avez lu ?

- Oui, il y a longtemps. Sur les conseils d’un copain à moi. Je me rappelle la joueuse de tennis, mais sans plus. Et j’ai vu le film à la télé il y a quelques années. Un film ennuyeux, malgré Redford. Qu’est-ce que vous faîtes donc pour être si connue ?

- Du cinéma, justement. Je suis … actrice. Enfin c’est ce que je croyais, jusqu’à aujourd’hui.

- Alors je suis désolé, vrai de vrai. Je ne vous ai… jamais vue. Vous ne me dîtes rien du tout. Ni de face, ni de profil. Vous faîtes quel genre de films ? Intimiste ? De la romance ?

- Plutôt des films d’action. Je tue des monstres qui bavent. Mais vous êtes un collègue de Paul, ça ne m’étonne pas si vous n’êtes pas client. Je vous imagine surtout en train de regarder des films sérieux.

- Vous savez, la finance, ça n’oblige pas nécessairement à voir des films français ou suédois.

- Pas la peine de mentir, Jean-Jacques. Je sais exactement quel genre de boulot vous faîtes et pourquoi vous racontez des sornettes. Mais, bon, c’est si drôle que vous ne me connaissiez pas. C’est si rare. Si inhabituel. Partout où je vais on se retourne sur moi, et vous rien du tout. Aucune réaction. C’est totalement…

- C’est totalement quoi ?

- Je peux vous faire une confidence ?

- Si ça vous dit…

- Et bien, je trouve ça totalement troublant. Voilà, c’est dit. Troublant et vachement intimidant.

- Moi, je vous trouble ? Je ne peux pas croire ça.

- Vous devriez. C’est très exceptionnel, rencontrer un homme séduisant ET intelligent ET qui ne sache pas qui je suis. Ça me change tellement de tous ces types. Je connais des actrices américaines qui tomberaient pour beaucoup moins que ça...
- Les actrices américaines tombent facilement ?

- Elles sont en général très, très vulnérables. Surtout lorsqu’elles voyagent seules. Il suffirait parfois d’un rien. Mais je ne peux pas donner de noms.

- En somme, vous ne pouvez parler que de vous.

- Oui, vous avez compris. Notre conversation est en train de glisser, hein ?

- En ce qui me concerne, ça me semble sous contrôle. Les voyants ne sont pas encore dans le rouge.

- Il faut être deux, pour perdre le contrôle ?

- Ce n’est pas une nécessité, mais c’est mieux.

- Vous avez sans doute raison. Et il y a sans doute une …Madame Jean-Jacques. Une femme que j’imagine comblée. Je redemande deux autres coupes ?

- Oui, pourquoi pas. Non, aucun fil à la patte.

- Un grand garçon célibataire, c’est ça ? Et comment tuez vous le temps ?

‘- Beaucoup de rugby. Un peu d’aviron. Et j’ai lu absolument tout Simenon.

Les gens nous regardent. Je ne sais pas depuis combien de temps nous parlons. Je sais seulement que je me sens bien avec cette fille. Une belle voix. Remarquablement intelligente pur une actrice. Ça va être l’heure de passer à table. Elle me dit que nous ne serons sans doute pas placés côte à côte. Mais bon, c’est comme ça. En tout cas, elle est rudement heureuse de m’avoir rencontré. Moi, un type qui ne va pour ainsi dire jamais au cinéma. Bon, là, il faut quand même que je rectifie le tir. J’y vais un peu, je lui dis. Des fois. Et, juste par curiosité, avant de se lever, elle me demande quel genre de films j’aime. Je sens que c’est la première fois que je vais sourire depuis longtemps, et je lui réponds très calmement, en deux syllabes, d'une voix très neutre :
  
- Alien.


Voilà, ça s’arrête là. Elle part d'un grand, grand éclat de rire. Elle me dit que je suis un drôle de petit branleur. La dernière fois que j’ai vu Paul, il y a trois ans, il m’a dit que Sigourney pensait bien à moi…
Par Kranzler - Publié dans : foutoir
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Commentaires

Elle est vraiment belle cette femme. Je vais peut-être aller au cinéma plus d'une fois par an.
Commentaire n°1 posté par KarregWenn le 06/10/2009 à 20h52
Devant tant d'optimisme contagieux, je décide que dorénavant j'irai au ciné une fois par an !
Réponse de Kranzler le 07/10/2009 à 10h39
Et, pour elle, Jean-Jacques sera demeuré un Gorille dans la Brume.....

Pour nous, ce qui est très frustrant, c'est d'être privés du récit de la nuit de Jean-Jacques avec Kranzler... Sigourney, elle est bien gentille, mais bon... elle n'a jamais joué dans une production Cadinot, ou, mieux, Falcon....
Commentaire n°2 posté par Lancelot le 08/10/2009 à 10h58
Moi, ce que j'aime, c'est les petites rides, les minuscules pattes d'oie là, au coin des yeux. Ca me rassure.
Commentaire n°3 posté par calystee le 08/10/2009 à 23h04
Mais moi aussi, j'en ai, des pattes d'oie. 
Réponse de Kranzler le 09/10/2009 à 10h33
Non, les pattes d'oie, c'est pas lancelot, c'est Calystee qui l'a écrit, non mais! C'est quoi, ce truc qui, à chaque fois, marque Lancelot! CALYSTEE, je vous dit!
Commentaire n°4 posté par calystee le 08/10/2009 à 23h07
Un Bug ? Je ne vois Ca comme explication.
Réponse de Kranzler le 09/10/2009 à 10h34
Bon, volià que ça s'est corrigé tout seul. J'ai l'air de quoi, moi, maintenant, avec mes râleries! Ca, ça vaut un paquet de tatankas ou je ne m'y connais pas!!
Commentaire n°5 posté par calystee le 08/10/2009 à 23h10
Je lis au réveil, je ne comprends pas tout. QUe se passe-t-il ici ?
Réponse de Kranzler le 09/10/2009 à 10h35

Le paquet de Tatankas (on dirait une marque de biscuits apéro) il se fait sous l'étiquette "Lancelot", également....? Je peux vous prêter mon lit, aussi, si vous voulez, hein...? Au point où on en est... Pendant ce temps, TiNours et moi, on ira vous préparer du café.... Et puis on vous préparera au salon le DVD de 'Escort Girl', dans la foulée, si vous voulez le regarder, pour vous détendre de toutes ces émotions tatankateuses....

Commentaire n°6 posté par Lancelot le 09/10/2009 à 08h14
Hep Hep, Chevalier ! On n'est pas encore mariés, hein ? Dis-lui, Calystee ? Fais le taire.
Réponse de Kranzler le 09/10/2009 à 10h38
Biscuits apéro? Mais c'est bien ça, Lancelot, tu ne t'es pas trompé: juste quelques petits amuse-gueule, mais bien agréables en bouche, je t'assure. Ensuite, ensuite.... Mais il a raison, Kranzler, nous ne sommes même  pas fiancés et nous tenons à faire ça dans les formes. Tu nous offres la bague?
Commentaire n°7 posté par calystee le 09/10/2009 à 21h30
Comme tu y vas ! La bague, je n'y tiens pas tellement. Mais la lune de miel aux Seychelles, cher Lancelot, tu peux envisager de broyer ta tirelire. Ah, ces marieuses!
Réponse de Kranzler le 09/10/2009 à 22h38
La bague, c'était pour la revendre. Ok pour les îles!
Commentaire n°8 posté par calystee le 10/10/2009 à 00h15
Tu sais, je peux me contenter de beaucoup moins. Genre toute petite baraque pommée, loin de tout, mais avec fromage à proximité. ET on donnnera pas l'Adresse à Lancelot, tralala-lalère.
Réponse de Kranzler le 10/10/2009 à 01h26
D'autant que la mer, moi, c'est pas mon truc. Mais un sentier bordé de fougères où scintillent les reflets du soleil, une lande où les lapins, debout sur leurs pattes arrière, grignotent les graminés, un labour gras que viennent fouiller les oiseaux, la brume du matin et les frolements des nocturnes, les gouttes de rosée sur les lourdes digitales, se réveiller la nuit et écouter vibrer le silence, serré contre l'autre, au chaud contre sa peau. Ca, je préfère! Mais stop, je n'en dis pas plus: Lancelot pourrait nous retrouver! Ah, j'oubliais: une clairière à proximité pour aller, chaque nuit, saluer la Grande Ourse...
Commentaire n°9 posté par calystee le 10/10/2009 à 09h54
Et ben les garçons, faut se calmer, c'est pas le printemps !

Bon là, ils vont prendre leur petit cachet de bromure, une tisane de tilleul verveine camomille, et au lit, avec les mains à plat sur les draps !

non mais !
Commentaire n°10 posté par Le Mère Sup' le 10/10/2009 à 14h10
Par les c...du diable, je vais en avaler mon crucifix ! Calyste, tu arrêtes tout de suite de signer à la place des autres !
Commentaire n°11 posté par La Mère Sup' le 10/10/2009 à 14h14
Ah, elles sonnent bien, les couilles du diable. J'aime.
Réponse de Kranzler le 11/10/2009 à 23h44
C...., c'st sans doute les cornes. Et puis d'abord, je n'ai rien fait!
Commentaire n°12 posté par calystee le 11/10/2009 à 22h39
Je peux témoigner que Calyste n'a rien fait. Quant à l'interprétation du C.....
Réponse de Kranzler le 11/10/2009 à 22h44
Merci, Kranzler! j'apprécie ton aide!
Pour le C..., ça peut être aussi les Cheveux, les Chevilles, les Cors aux pieds, les Clavicules, lez Coudes (je sens que je brule, là!). Sinon, je ne vois pas...
Commentaire n°13 posté par calystee le 11/10/2009 à 23h16
Moi, j'ai un faible pour les Cuisses. Des cuisses musclées, fermes, splendides,  je ne réponds plus de rien: J'attaque, je fonds comme l'aigle. Comment sont les tiennes ?
Réponse de Kranzler le 11/10/2009 à 23h31
Quatre ans de course à pied........
Commentaire n°14 posté par calystee le 12/10/2009 à 06h54

Forcément, c'est tentant.......

Réponse de Kranzler le 12/10/2009 à 07h04
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